Lancry n'est pas un quartier qu'on découvre vraiment — on y arrive un jour, par hasard ou sur recommandation, et on ne le quitte plus. Entre la rue Beaurepaire et le bas du Faubourg Saint-Denis, quelque chose s'est installé qui ressemble à un équilibre rare : la vie de quartier dans ce qu'elle a de plus concret — la boulangerie du matin, l'épicier qu'on connaît par son prénom — et une effervescence discrète, celle des ateliers nichés dans les cours intérieures et des adresses qui ne cherchent pas à être vues de partout.
L'architecture est honnête : des immeubles haussmanniens sans ostentation, des toitures en zinc, des entrées aux ferronneries travaillées. Les appartements ont souvent de bons volumes, parfois des traversants qui font entrer la lumière des deux côtés.
Ce n'est pas le Paris carte postale — c'est mieux que ça : c'est un Paris qu'on habite vraiment.La proximité du canal apporte cette respiration que l'on cherche sans toujours la trouver dans Paris intra-muros. Et la place de la République — à dix minutes à pied — offre des connexions vers toute la ville, sans que le quartier en ressente la densité.


